vendredi 7 juin 2013

La Syrie passe sous contrôle de l'Iran et du Hezbollah

La victoire remportée, et annoncée mercredi 5 juin, par le Hezbollah, au prix de combats acharnés, dans la ville de Qoussair, représente sans doute un tournant de la crise syrienne. Elle ne signifie pourtant pas que Bachar Al-Assad a repris la main, mais au contraire qu'il l'a perdue au profit de l'Iran et de ses supplétifs libanais. Car l'essentiel de la contre-insurrection urbaine est assuré par les commandos du Hezbollah, encadrés par les pasdarans iraniens – "gardiens de la révolution" – alors que l'armée du dictateur syrien assure le soutien de l'artillerie et de ses blindés.
Cela fait plus d'un an que cette tendance lourde change le cours du conflit syrien, en laissant la première ligne "loyaliste" aux mains des troupes de choc chiites, venues du Liban, avec un renfort en officiers iraniens et en "chair à canon" irakienne. Téhéran a été contraint d'engager aussi directement ses clients et ses conseillers pour compenser le délitement des défenses gouvernementales depuis l'été 2012, face aux avancées révolutionnaires sur Damas et Alep. Ce contrôle opérationnel de l'Iran a été démontré avec éclat, en janvier, lorsque la libération de 48 ressortissants iraniens a été négociée par la guérilla syrienne en échange de plus de 2 000 prisonniers aux mains du régime Assad.

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